A l’occasion de la Saint Valentin, nous déclarons notre flamme à Louviers ! Nous aimons Louviers, pas seulement parce que nous y vivons et y avons grandi, mais parce que c’est une ville singulière, bien plus qu’un bourg de 20 000 habitants.

A Louviers, la générosité et la fraternité résistent à toute épreuve. Une trentaine d’associations très actives se démène, chaque jour, pour aider les plus démunis et protéger les plus vulnérables. Quand un lovérien est dans le besoin, il trouve souvent de l’aide dans son voisinage, dans son quartier, auprès des agents des services publics locaux, parfois durement éprouvés mais toujours à l’écoute. A Louviers, on se bat contre l’indifférence : c’est comme cela qu’avec plus d’un lovérien sur cinq vivant sous le seuil de pauvreté, on arrive à s’en sortir.

Chez nous, en dépit du pessimisme ambiant, notre centre-ville refuse de mourir : les commerçants courageux, malgré la multiplication des projets pharaoniques de zones commerciales dans le département, résistent contre les vents destructeurs de la grande distribution. Notre marché du samedi, le plus grand de l’agglomération, est reconnu pour son charme et sa qualité. A Louviers, on a cotisé chacun à hauteur de 30 000 euros pour garder notre librairie, les enfants de nos commerçants devenus adultes reviennent s’installer pour développer le commerce de leurs parents après leurs études. Ils se reconnaîtront, et ils font notre fierté.

Mai 68 à Louviers

Louviers ne s’est jamais laissé dicter son destin. A chaque fois que l’impossible lui était opposé, Louviers s’est soulevée : pendant la Révolution française, où 4000 lovériens participèrent à une émeute de la faim le 27 juillet 1789 ; pendant la seconde guerre mondiale, où la ville résista héroïquement et fut décorée de la croix de guerre ; en mai 68, où la grève fut quasi générale ; et dans les années 60-70, avec la première municipalité auto-gestionnaire en France. A Louviers, on a la tête dure : nos lovériens les plus connus, outre l’immense Pierre Mendès France, s’appellent Olivier Besancenot, et plus récemment, deux leaders nationaux des gilets jaunes, Ingrid Levavasseur et François Boulo. Aux lovériens, on ne la fait pas !

Louviers est l’une des premières villes à avoir compris l’importance de l’écologie : quand ses habitants n’organisent pas eux-mêmes un défrichage de la voie ferrée (fermée) entre Evreux et Rouen, ils sont nombreux, mordus de cyclisme, à aller travailler à vélo. Aujourd’hui, elle est prête à s’engager encore plus pour l’environnement, à condition que l’effort soit justement réparti.Louviers, ce fut pendant de nombreuses années la capitale culturelle de l’Eure, statut qu’elle a aujourd’hui perdu, et dont elle risque de s’éloigner avec la fermeture programmée du cinéma. Des dizaines d’associations sportives et culturelles continuent le combat, dans nos gymnases, notre Gare aux Musiques, notre école Duruflé, au Moulin et à la Villa Calderon. C’est aussi un patrimoine historique inestimable, malheureusement laissé à l’abandon, comme notre musée ou le manoir de Bigards, au profit de projets en béton qui laissent les lovériens sceptiques.

Louviers, c’est enfin un mélange de générations. Un quart de retraités, soit un peu plus que la moyenne nationale, mais également beaucoup de jeunes (40 % de la population a moins de 30 ans) et de nombreuses familles qui aimeraient offrir à leurs enfants de meilleures écoles, mieux entretenues, avec des activités et des sorties scolaires dignes d’eux.

Nous aimons Louviers, passionnément, et c’est pour cela, que tous ensemble, nous sommes plus que jamais déterminés pour changer son destin.

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